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La première étape, nous a fait entrer dans le vif du sujet, destination Ordizia en Espagne.
Une petite étape de 90 kilomètres débutée en début d’après-midi, pas si simple à gérer car nous avions fait la route Quéven Anglet, le matin en mini-bus.Quelques inquiétudes sont apparues lors des traversées urbaines : le suivi GPS pas toujours évident avec la circulation en ville.
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La deuxième journée avait pour destination Burgos soit 196 kms.
Lors de la traversée du défilé de Pancorbo, lieu dédié à la pratique de l’escalade, nous sommes survolés par des rapaces (vautours), pourtant pas de mauvais présages en vue … Arrivés le soir à Burgos, on plante la tente et il commence à pleuvoir, l’expérience du camping laisse quelques traces sur les visages, en cause le manque de sommeil.Le pliage des tentes a révélé le manque d’entrainement et de pratique pour certains. Ce jour-là Claude oublie sa carte d’identité à l’accueil du camping, une péripétie de plus pour la suite.
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La troisième étape doit nous amener à Valladolid.
Ce jour-là, on est passé à Sad Hill le cimetière du Bon de la Brute et du Truand. On a un aperçu de ce qui nous attend : pente abrupte avec de bons pourcentages et surtout des chemins caillouteux qui ne mettent pas en confiance notamment en descente. Les 203 kilomètres pèsent dans les jambes. Pour l’anecdote, nous faisons un arrêt ravitaillement en eau et c’est un Marocain qui nous en offre. Nous avons parcouru 130 kilomètres. Le vent soutenu et défavorable use les organismes. Robert en bon samaritain fait son possible pour protéger ses camarades et chacun trouve sa place dans le petit peloton. Les costauds devant, les leçons sont vite apprises. Comme tous les soirs : déchargement des bagages, douche, boire un pot, manger, étude de la prochaine étape et dormir, les habitudes sont prises Ce soir-là, notre Robert est stressé, il pense avoir perdu ses papiers et carte bleue, qu'il a retrouvés plus tard. Après enquête il privilégie toujours la thèse d’une blague de la part de ses camarades de route.
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La quatrième étape nous mène à Avila, ville très touristique.
Grosse galère pour stationner le mini-bus qui est équipé d’un porte vélo à l’arrière. Après avoir fait deux fois le tour de la ville Jean-Yves a des sueurs froides pour se garer dans un parking souterrain. Cette étape de 126 kilomètres plutôt courte nous permet de visiter la vieille ville.
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La cinquième étape propose un parcours jusqu’à Guadalupe.
Les paysages sont vallonnés et magnifiques. Robert prend le temps de descendre nos bagages et vient à notre rencontre en tenue de ville pour nous conduire dans un centre de vacances un peu perdu dans la campagne.
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Le parcours

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Sixième étape : Granja de Torrehermosa village typique espagnol.
Lors de la pause-café de milieu de matinée, nous nous arrêtons dans une station-service. L’employé prépare des mini saucisses bien grasses pour le midi, évidemment cela met en appétit. Certains d’entre nous cèdent à la tentation, leur estomac se manifeste pour poursuivre le périple jusqu’à midi. Après 151 kilomètres, difficile de joindre le propriétaire de l'hôtel. C’est le client d'un bar voisin qui dépanne Philippe. Nous rencontrons des difficultés avec la langue espagnole, André Canosa joint par téléphone nous sert d’interprète. Petit séjour en pharmacie pour Philippe qui a la crève et fait une otite. Antibiotique, paracétamol caféine lui seront bien utiles. Le soir, nous mangeons dans un bar, ce dernier est bien animé car il y a un match de coupe d’Europe de foot. Les supporters espagnols se font entendre, certains sont un peu alcoolisés, il y a de l’ambiance. Nous faisons un repas gargantuesque, nous avons commandé pour chacun d’entre nous des portions prévues pour quatre à cinq personnes. La soirée est épique.
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La septième étape nous amène à Alcalá de Guadaira, longue de 154 kilomètres.
Elle nous conduit dans un hôtel en bord de route nationale. La routine est en place, les vélos sont dans les chambres, certains profitent pour laver du linge, le séchage n’est pas parfait… Nous sommes en Andalousie, au cours de l’étape, lors d’une traversée urbaine, nous apercevons des andalouses habillées selon la tradition, magnifiques !
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Huitième étape de 193 kilomètres, la traversée de l’Espagne est réalisée.
Nous prenons le temps de faire des photos sur un parking avec le rocher de Gibraltar en toile de fond. Robert un peu plus tôt s’autorise un bain dans le détroit avec le Maroc en arrière-plan.

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Neuvième étape : Malaga.
Nous longeons la côte et ses propriétés huppées. L’étape fait 142 kilomètres, nous avançons à petite vitesse, il s’agit de zones urbanisées, il est parfois difficile de trouver son chemin, même avec le GPS. Nous faisons une pause-café au détour d’une petite rue de la marina de Puerto Banus à Marbella : ancien Q.G des narcotrafiquants … Robert est au volant du mini-bus et ne peut pas nous rejoindre faute de stationnement. Durant le parcours nous traversons à vélo le Rio Fuengirola, décidément rien ne nous sera épargné. A l’arrivée, Yves nous informe que le camping ne correspond pas au descriptif annoncé. On choisit d’écourter de quelques kilomètres. Patrick a repéré un autre camping, ce dernier a des places libres et fait notre bonheur. Yves viendra nous rejoindre. Malheureusement, nous constatons des rayures sur le véhicule de location, il faudra faire fonctionner l’assurance à notre retour, encore des démarches pour Claude…
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La dixième étape de 199 kms nous amène à Cordoue, qui sera la ville étape pour faire du tourisme le lendemain.
Le matin, nous faisons une erreur de parcours. On se pose des questions pour l’arrivée dans les délais. Il y a des murs de 20 pour cent à franchir, le dénivelé de 2900 mètres ne nous rassure pas. Après une pause-café comme d’habitude, les choses sérieuses commencent : les pourcentages importants sont difficiles à avaler. Au kilomètre 75, le plus dur est fait mais nous sommes hors délais. Deux d’entre nous décident de monter dans le mini-bus. Robert a sa roue arrière à plat, il décide de prendre le vélo de secours qui est réglé aux cotes de Jean-Yves mais rien ne l’arrête. Même avec un handicap, il reprend la route de plus belle. A trois, nous rejoignons les hauteurs de Cordoue et Patrick réfléchit durant le parcours où venir chercher le restant de l’équipe. Arrivés sur place, nous vidons le mini-bus afin de pouvoir mettre les vélos. Les plus vaillants ont réussi à faire la quasi-totalité du parcours, de vrais champions. De nouveaux bobos sont apparus, sans doute liés à la fatigue cumulée. La pause d’une journée est profitable pour se soigner. Nous donnons des nouvelles à nos princesses restées à la maison, c’est aussi grâce à elles que nous avons réussi notre périple.
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L’étape 11, longue de 210 kms nous conduit au centre-ville de Ciudad de Real.
L’hôtel nous propose de stationner le mini-bus dans un parking souterrain avec un accès particulièrement étroit. Claude est à la manoeuvre. Aidé de ses six compagnons, il a des sueurs froides dans les virages du parking, il a même fallu stopper le bus à la force des bras pour faire une marche arrière. Dans ce genre de périple, il faut aussi faire face aux difficultés de stationnement. Nous avons traversé la Mancha, 150 kms tout plats avec de longues lignes droites bordées de vignes et d’oliviers.
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L’étape 12 va nous mener à Cuenca, 248 kms sont au menu, l’étape la plus longue.
La pluie fait à nouveau son apparition, l’Espagne ce n’est pas que du soleil et des fortes chaleurs…
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L’étape 13 de 176 kms a pour arrivée Tornos, le profil est montagneux.
La sortie de Cuenca est très pentue. Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet avec des pourcentages bien supérieurs à dix pour cent. Nous oublions deux thermos lors d’un ravitaillement. Durant notre périple, nous devons également emprunter des routes empierrées. La météo ne nous est pas favorable, des pluies orageuses se profilent à l’horizon, on y échappe. Pendant les derniers kilomètres il y a de la grêle de chaque côté de la route, l’eau ruisselle sur la chaussée. Les paysages le long de l’étape sont magnifiques : Moulin à vent digne de Don Quichotte, village abandonné, sculpture géante (arbre métallique), locomotive sur une place de village… Tornos ressemble à une bourgade de campagne.
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L’étape 14 a pour destination Arguedas.
L’auberge de la Virgen del Yugo, ancien monastère, nous offre son panorama sur le désert des Bardenas Reales. Pour y accéder nous devons affronter plusieurs routes très pentues surtout après avoir avalé 197 kms. Le repas du soir est assez atypique : 3 personnages accoudés au bar (2 hommes et une femme) couvrent très largement notre conversation, nous comprenons qu’ils sont chasseurs … plusieurs tournées les entrainent tard dans la nuit. Nous dormons dans des chambrées avec des lits à étages. Robert et Jean-Yves ont choisi de dormir dans le couloir pour ne pas subir les ronflements des camarades.
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L’étape 15 est longue de 166 kilomètres.
Le matin, Yves inaugure la première crevaison du voyage. Nous faisons une pause-café dans un bar improbable au deuxième étage d’un bâtiment ancien traditionnel. L’étape est marquée par le retour en France à Saint-Jean-Pied-de-Port : encore un peu de montagne ! Nous arrivons à nouveau dans les Pyrénées avec un dernier col qui laisse la place aux grimpeurs. Ils sont les premiers à admirer des chevaux au sommet de la montagne. La descente est particulièrement difficile, très longue et avec de nombreux nids de poules. La chaussée est déformée et très étroite, les mains sur les freins sont de rigueur. A l’arrivée à Saint-Jean-Pied-de-Port, notre Philou ne supporte pas les cris perçants et continus d’un écolier qui joue dans la cour. Faisant preuve d’autorité, il donne de la voix pour dire aux enfants de se taire. Ensuite direction l’hôtel et repas dans une Pizzeria. Deux jeunes qui viennent de s’installer proposent ni bières ni de vin, ils n’ont pas la licence. Déception pour nos cyclos qui ont pris des habitudes…
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L’étape 16, la dernière, nous conduit au point de départ : Anglet.
À l’approche de l’arrivée nous longeons le halage de la Nive, Philou actionne souvent sa sonnette pour prévenir de notre présence auprès des nombreux marcheurs. L’accueil des amis de Patrick est royal, la collation est digne d'un repas. Après une petite matinée à pédaler (54 kms), il est temps de reprendre la route direction Quéven. Nous faisons une pause à mi-parcours sur une aire de stationnement et mangeons les restes de victuailles du voyage. L’aventure prend fin avec plein de souvenirs. Chacun des participants a fait preuve de solidarité, convivialité et entraide. En route vers de nouveaux projets...
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| 1er étape |
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2ème étape |
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| 3ème étape |
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4ème étape |
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6ème étape |
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8ème étape |
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10ème étape |
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| 11ème étape |
Repos |
12ème étape |
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| 13ème étape |
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14ème étape |
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16ème étape |
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| 17ème étape |
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